Mes épreuves tournées en bonheurs, mes échecs tournés en succès

Parfois il est bon de relire sa vie et de constater pour les croyants que « Dieu écrit droit avec des lignes courbes. » Mais ce qui est surtout bon pour tous, c’est de se rendre compte que tous, nous avons eu des plans qui n’ont pas tournés comme on le souhaitait, des épreuves qui nous sont tombées dessus et qu’il a fallu surmonter, des blessures qui nous ont permis de grandir à défaut d’avoir été guéries tout de suite,… Comme les émotions désagréables (souffrance, blessure, peur, sentiment d’échec ou d’humiliation,…) sont souvent plus intenses que les moments de bonheur, on a tendance à surtout se rappeler d’eux et les voir comme un fardeau, sans constater le cadeau qu’elles ont permis de faire émerger, sans même parler de toutes les rencontres que parfois ces « déviations » nous ont permis de faire. Alors avec ma propre liste d’exemples, j’espère vous inviter à relire votre vie avec humour et amour. Je vous présente donc quelques « épreuves tournées en bonheur ou échecs tournés en succès » (par ordre chronologique, en gros…) :

– J’ai eu des problèmes de santé douloureux dans mes premiers mois de vie, ce qui m’a poussée très rapidement à choisir la vie, à développer un grand amour envers elle et un caractère de battante

– La seule note 0/20 de ma vie que j’ai eu a été en sixième a une interro surprise d’espagnol. Je vis aujourd’hui en Espagne. (Cette anecdote me fait particulièrement rire !)

– Je n’ai pas été très intégrée dans ma scolarité et j’en ai même beaucoup souffert d’exclusion et harcèlement (tout le monde n’a pas l’honneur d’avoir eu une page Facebook créée à son nom par une camarade de classe spécialement pour se faire insulter par sa classe !). Mais aujourd’hui ce sentiment de décalage qui m’empêchait l’époque d’être intégrée me permet d’aider des personnes grâce à un discours un peu innovant.

– En 5ème, une fille que j’appréciais énormément m’a dit qu’elle ne souhaitait plus qu’on nous voit ensemble au collège car j’avais trop mauvaise réputation (pas assez populaire…). Quand j’ai quitté l’établissement, je suis devenue sa meilleure amie pendant les 9 ans qui ont suivis.

– Je n’intéressais pas les garçons comme j’aurais aimé en étant ado, ce qui m’a permis de ne pas abimer mon cœur avec des relations éphémères et d’avoir encore aujourd’hui une grande vision de l’amour et de me croire digne et capable de la vivre

– Après le bac, je n’ai pas été prise à l’IUT de Lannion, ce qui m’a permis de faire une licence dans un établissement beaucoup plus familial où je me suis sentie accompagnée, dans la belle ville de Vannes.

– Après ma licence, j’ai souhaité trouvé un travail en communication en Angleterre. Après 7 mois de recherches qui n’ont rien donné, et une estime de moi plus basse que terre, deux mois de recherches supplémentaires ont été nécessaires pour finalement trouver un volontariat dans une maison de femmes sans domicile fixe. Ces cinq mois ont transformé ma vie.

– Je n’ai pas toujours été capable de vivre mon idéal de vie, ce qui m’a permis de savoir profondément ce qui me rend malheureuse ou heureuse et d’expérimenter un Amour qui nous rejoint jusque dans nos misères et égarements les plus douloureux

– A cinq reprises, des ami(e)s (parfois très proches) m’ont dit texto du jour au lendemain qu’ils ne souhaitaient plus me parler. Ça m’a permis de ne garder dans ma vie que la crème de la crème des amis extraordinaires et des milliers de pages ne suffiraient pas à lister toutes les preuves d’amour et de fidélité reçues par mes frères et sœurs de cœur. Ces douloureuses séparations m’ont aussi permis d’être la témoin du miracle qu’un cœur peut rebattre et faire à nouveau confiance après qu’il avait décidé de se fermer pendant des années.

– J’ai toujours eu énormément de difficultés à trouver mes stages pendant ma licence car je n’avais pas des parents qui insistaient pour faire jouer leur réseau. Ça a développé chez moi une grande persévérance pour me battre pour mes objectifs et une maitrise des codes du recrutement pour faire des candidatures de plus en plus percutantes

– J’ai été recalée au concours du Master Communication de Sciences Po, ce qui m’a évité de vivre à Paris et m’a permis d’aller dans un master à Lille, certes moins réputé, mais d’intégrer en stage une entreprise du Nord où je suis encore en CDI aujourd’hui, dans laquelle je n’aurais pas postulée si je n’avais pas été dans la région parce que je ne la connaissais pas.

– D’ailleurs, pendant cette recherche de stage de master, je n’ai pas été prise dans une entreprise de télécommunication et l’ai appris d’une façon peu délicate. Avec le recul je crois que le secteur agroalimentaire me convient beaucoup mieux vu mon rejet croissant des réseaux sociaux et technologies en général. Et certainement que ce stage ne m’aurait pas mené à un CDI comme le stage que j’ai réalisé m’a permis.

– J’ai fait un épuisement en 2017. Deux mois et demi sans être capable de décrocher un sourire sincère, c’est long. Mais de cette douloureuse expérience est né premièrement la découverte de ce qu’est la Haute Sensibilité, et deuxièmement le désir de créer ce blog, qui a vu le jour quelques mois plus tard.

– J’ai fait un deuxième épuisement en 2020 et…. un très beau projet en cours de réalisation a germé. 🙂 Je raconte déjà les premiers fruits de cet épuisement dans cet article.

– Ma candidature spontanée dans l’entreprise de mes rêves n’a pas donné de suite, ce qui m’a permis d’accepter le CDI qu’on me proposait en Espagne et de me dire tous les jours depuis mon expatriation « C’est là qu’était ma place. Elle était préparée pour moi. »

– J’ai énormément souffert pendant des années de mes montagnes russes intérieures avec l’impression que personne ne me comprenait, mais j’ai depuis découvert tous les TRÉSORS que ces émotions intenses cachaient, et depuis que j’ai commencé à les apprivoiser, je peux vivre une vie plus heureuse, remplie de sens et de connexions que les personnes ne ressentant pas leurs émotions aussi intensément.

On vit tous des événements difficiles qui nous tombent dessus dont on a l’impression qu’ils auront raison de notre force, ou des ratés que nous considérons parfois comme des gros échecs sur le coup qu’on relativise des années plus tard. Et j’ai bien conscience d’avoir été particulièrement protégée de bien d’autres épreuves ou dangers. J’avais juste envie de sourire par rapport à ce passé. Et vous inviter à regarder le vôtre pour découvrir que ce qui semblaient être des cailloux sur votre chemin étaient en fait des diamants.

Musique d'illustration : N'abandonne pas - Jean-Luc Gadreau

Crédit photo : David Hofmann. Edited

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3 Comments

  1. David LAURENT

    3 septembre 2021 at 10:18

    Ca me fait penser au conte du fils qui part à la guerre… Je ne me souviens plus bien. Tu pourrais peut-être le publier dans ton blog ?

  2. Ribambelle

    4 juillet 2021 at 6:00

    Belle relecture !

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