Un outil pour retrouver la paix au cœur de l’angoisse : La liste de ses piliers de vie

Dans cet article, je vous partageais un premier outil pour retrouver la paix au cœur de l’angoisse. Et aujourd’hui je vous en décris un nouveau.

Avant tout je voulais tout de même préciser : je m’en rends compte chaque fois plus, même si je l’ai dénigré pendant des années car je croyais que c’était psychologique, la respiration est la première arme contre l’angoisse. Comme l’explique Emmanuel Ballet de Coquereaumont, co-auteur du livre « J’arrête d’avoir peur ! 21 jours pour changer », la peur est avant tout biologique parce qu’il croit qu’il y a un danger dont on doit être protégé. Donc la respiration aide à ne pas se déconnecter de la réalité, sinon le mental s’emballe très vite et il croit que ce danger est réel. La première étape est donc de respirer, de s’accrocher à son environnement, pour retrouver un minimum de souffle et de force pour mobiliser son mental dans une bonne direction sans que le mental vienne au contraire alimenter l’angoisse. On peut éventuellement se répéter intérieurement : « Il n’y a aucun danger. Rien de grave ne peut m’arriver, rien n’a changé. » Parce que parfois il ne se passe rien. L’angoisse surgit de n’importe où juste parce qu’on a pensé à quelque chose de stressant, une échéance qui approche par exemple. Ou alors juste un tout petit message nous fait croire que la situation est transformée de fond en comble alors que non.

Ayant dit cela, le but de l’exercice présenté dans cet article est d’embrasser cette part d’inconnu avec amour. L’idéal pour faire cela est de se baser sur l’acceptation qu’on a de tout ce qui peut jaillir de soi parce qu’on a déjà fait un travail sur la honte d’être soi. Mais même si ça n’est pas (encore) le cas, nous pouvons toujours choisir de ne pas laisser à l’incertitude prendre toute la place grâce à cet exercice tout simple.

L’exercice pratique

Car oui, une des grandes raisons de l’angoisse, c’est l’incertitude, la peur de l’inconnu, que celui-ci soit futur ou présent. L’idée est donc de retrouver de la confiance et de l’assurance pour avancer quand on est paralysé en faisant une liste (par écrit ! ça permet par la même occasion de ralentir le flux mental s’il est encore là) de toutes les choses desquelles on est sûr, car il y en a toujours !

Cela force à mobiliser sa mémoire quand il est si difficile, s’appuyer sur les raisons d’être reconnaissants, sur les mots d’amour collectionnés…

Par exemple : j’ai un toit sur la tête de manière durable. J’ai un CDI. Ça n’est pas infini, mais ça n’a pas de raison de s’arrêter sans raison justement. Je suis aimée très fort par XXX. Ma force de travail m’a permis d’obtenir X. Dieu prend soin de moi à chaque instant et Il fait tout pour contribuer au bien de ceux qu’ils l’aiment.

Bien sûr, c’est à adapter autour de l’enjeu qui crée l’angoisse.

Quels sont les bénéfices ?

  1. Ecrire tout ça mobilise en moi l’Esprit de force car j’ai l’impression de retrouver des points d’appui.
  2. Ça n’a pas fait disparaitre les zones d’incertitude, mais elles ne prennent plus toute la place…
  3. …en plus de permettre de focaliser son attention justement sur cette part qui me rassure.
  4. Dans le cas où l’angoisse est liée au futur (un cap, une étape, une transition à vivre, pour chercher des affirmations dont je suis sûre aujourd’hui, sans m’en rendre compte je suis obligée de revenir au présent et donc quitter ce futur qui m’angoisse.

Alors la prochaine fois, force et douceur à vous !

Musique d'illustration : Anxiety - Black Eyed Peas

Crédit photo : Aaron Blanco Tejedor

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