Devenir adulte c’est…

Faire la paix avec son passé, son enfance au point d’être reconnaissant pour tout ce qui l’a constitué. Pardonner aux autres, à soi, et finalement accepter que tout, absolument tout, a participé à faire la belle personne que nous sommes aujourd’hui.

Admettre qu’on était un peu boulet à 15 ans quand on croyait connaitre enfin ce qu’était la vie.

Demander pardon, beaucoup.

Pardonner, beaucoup.

Pouvoir parler « d’il y a 10 ou 15 ans ».

Comprendre qu’on a plusieurs vies, que nous ne sommes pas la même personne que nous étions auparavant et que nous ne serons pas la même personne dans quelques années. Savoir que dans une même vie, on a le temps d’être à la fois ingénieur, et de créer un projet de permaculture dans une ferme familiale. (#Dédicace Gwenaël 😉 )

Comprendre qu’on a qu’une vie. Ne jamais passer aucune occasion que l’on pensera regretter plus tard, même si l’action ou le choix parait minime.

Oser, pour ne rien regretter.

Entreprendre. Faire passer les rêves du stade « quand je serai grand(e)… » à la réalité de toutes ces petites actions pour construire petit à petit ce que l’on désire.

Vivre au présent. Parce qu’au final on comprend que ce cadeau du moment présent surpasse tous les plus grands projets que l’on peut faire pour le futur.

Changer de rêves, d’objectifs de vie, d’avis, d’orientation professionnelle…

Prendre des décisions, faire des choix pour sa vie… et les assumer.

Ne plus appeler Papa/Maman à la seconde où on a un papier administratif à remplir.

Appeler Papa/Maman quand on galère avec le formulaire numéro 43 page 7 paragraphe je-ne-comprend-plus-rien, parce que quand même, faut admettre qu’ils en savent bien plus que nous, que sans eux, on serait perdu mais on va leur faire croire que c’est juste pour qu’ils se sentent encore utiles et que c’est pas pure charité qu’on fait semblant de demander de l’aide.

Gagner sa vie, gérer un budget et choisir comment on dépense le fruit de son travail sans se justifier.

Parler avec ses amis de manière naturelle et dans un futur proche d’achat de maison ou d’appartement.

Se sentir profondément et seul responsable de soi.

Savoir s’engager, avec peur parfois, mais oser s’engager et dire des « oui » dont certains pour toute la vie.

Dire non. Parce qu’on a consciemment dit oui à autre chose.

Comprendre qu’il est normal que nos frères et sœurs fassent leur vie loin de nous et que nous n’étions pas nés pour passer toute notre vie (ou même toutes nos vacances) avec notre famille d’origine.

Comprendre qu’à part l’Amour, rien n’est permanent. Même pas soi. Et être ok avec ça.

Prendre soin d’un autre que soi.

Ne plus perdre son temps et son énergie dans une guerre contre soi-même. Rendre les armes et décider aujourd’hui de s’aimer.

Se sentir femme, se sentir homme.

Comprendre que la vie est longue, ne JAMAIS perdre espoir en personne, encore moins en soi-même.

Comprendre que la vie est courte, ne JAMAIS perdre une occasion d’aimer et de savourer l’instant présent.

Comprendre que tes parents sont juste des enfants plus âgés que toi.
Réaliser que l’idée d’adulte est peut-être juste un concept créé par des gens pour justifier qu’ils n’ont pas réponse à tout ou une explication à toutes les demandes qu’ils font aux enfants et ainsi pouvoir utiliser sans limite la phrase « tu comprendras quand tu seras plus grand ».

Emmener ses petites cousines dans le parc d’attraction de ton enfance et que quand tu acceptes que l’une d’elles conduise le bateau mais que la responsable de l’attraction rétorque que « c’est l’adulte qui doit conduire », tu te sens visé.e.

Comprendre que l’indépendance ne se situe pas qu’au niveau financier mais aussi affectif.

Comprendre qu’il n’y a pas un jour où un gars arrive chez toi et t’offre le package de « je sais parfaitement gérer ma vie » associé du « j’ai réponse à toutes les questions des enfants ».

Constater que les amis arrivent et partent de ta vie, mais que la famille, du vivant des membres, sera un des rares piliers stables. (En tout cas, dans l’idéal).

Créer. Transmettre. Porter du fruit.

Croire que le meilleur reste à venir.

Et finalement, ne jamais perdre ou trahir son âme d’enfant grâce à certains traits de caractères ou des passions.

Musique d'illustration : Plus tard - Bigflo et Oli

Crédit photo : Naassom Azevedo. Edited.

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